Zone de Texte: Une cotation qui repose sur le système métrique



La qualité du travail et son acceptation par le public sont des facteurs très importants pour établir une cotation sérieuse. Ces importantes considérations, impossibles à réaliser, et moins encore à matérialiser, par un "comité de cotation" de 50 à 100 personnes pour des milliers d'artistes, aussi sélecte que soit ce comité. Avec le PRIX DE FRANCE, ces deux composantes sont déterminées et chiffrées avec précision par les différents jurys de sélection et de finale. Avec l'outil merveilleux qu'est l'ordinateur, des centaines de milliers de données sont ainsi conservées en mémoire. Dès lors, il ne nous restait plus qu'à créer un logiciel qui utilisera ces données pour établir directement la cotation : C'est ce qui a été fait.

Cependant, il serait simpliste de croire que la notoriété d'un artiste serait sans incidence sur ses ventes et n'influence pas, à la hausse, les prix des créations. Un problème se pose alors : comment déterminer les paramètres de notoriété, facteurs purement psychologiques s'il en est.

Pour une cotation objective, il convenait d’écarter toutes considérations subjectives et ne pas tenir compte d'avis qui iraient à l'encontre des résultats du PRIX DE FRANCE... Il est bien connu que plus de 80% des artistes s'estiment "les meilleurs" et que les "meilleurs" sont rarement de ceux-là ! Alors, direz-vous, sur quelles bases concrètes repose la notoriété ? Pratiquement aucune, il ne s'agit pas ici de prendre en considération des notoriétés factices ou surfaites (très courantes). 

Généralement, la notoriété repose sur :

   - La vantardise...> Très courante, mais pas très sérieuse, à éliminer.
   - La réussite financière...> Possible, mais dans des conditions peu vérifiables, d'autres facteurs plus probants sont à déterminer : A mettre de coté.
   - Le standing des expositions...> Possible également, mais trop lié à l'argent pour être un critère objectif : A mettre de coté.
   - Les titres et diplômes...> Oui, ce facteur à son importance et mérite d'être pris en considération, mais une sélection rigoureuse s'impose. Pour être réellement objectif, l'obtention des ces titres et diplômes doit être accessible à tous les artistes dans les mêmes conditions (facteur d'égalité et de justice).
   - Le travail d'expositions personnelles...> Oui, il est certain qu'un artiste qui expose 10 fois par ans sera plus connu que celui qui n'expose qu'une fois tous les deux ans !
   - Les expositions de groupe...> Impacte de notoriété insignifiant, mélange du "pire et du meilleur" qui n'apporte pratiquement rien à titre individuel : à rejeter.
   - Les articles de presse...> Il s'agit de facteurs purement subjectifs souvent dictés, voire achetés, par l'artiste lui-même ou sa galerie. Ils ne peuvent pas être retenus.
   - Les références établies par l'artiste ou un biographe...> Très peu de valeur, rejoint le précédent.
   - L'âge de l'artiste...> Oui dans une certaine mesure, mais sa notoriété dépend alors plus du nombre d'expositions réalisées que de la qualité du travail : à rejeter.
   - L'artiste enseigne...> Oui, incidence modérée à prendre en compte pour l'enseignement privé en qualité de Maître (hors institution) uniquement.
   - La qualité de son travail...> Oui, pour la cotation O.I.A.C. ce facteur est déterminé avec précision par les jurys du PRIX DE FRANCE, il sert de base à notre cotation.

Il n'est pas facile de rester objectif dans ce domaine. Voici, point par point, comment ces délicats problèmes ont été solutionnés. Bien entendu, l'ordinateur est programmé pour appliquer à la lettre ces solutions, avec une rigueur mathématique absolue et sans état d'âme ! Ce système est applicable aux six disciplines cotées par nos instances, soit : Peinture, Aquarelle, Dessin, Pastel, Sculpture, Composition Volumétrique.

Dans un premier temps, nous déterminons, pour chaque artiste, une cote de base, que nous appelons "cote brute", sans incidence des plus-values de notoriété ou de titre. Cette cote représente simplement le prix moyen d'une œuvre de très bonne qualité (appartenant au groupe qualitatif 1, sur lequel je reviendrai) d'une surface de création de 1 Dm2 pour les arts graphiques ou 1 Dm3 pour la sculpture et la composition volumétrique. Son calcul est très facile. Le conseil de l'ordre détermine une valeur de base, en francs suisses (actuellement SF 500,--, elle est révisable en fonction du coût de la vie).

Cette somme est le montant maximum de la cotation brute pour un artiste "parfait" qui aurait obtenu la note maximale de 1.000 points sur 1.000 à la finale du PRIX DE FRANCE. Dans la pratique, ce résultat est pratiquement impossible, le même artiste aurait bénéficié de notes de 9/9 de l'ensemble des jurés pour chacune de ses œuvres ! Les notes sont beaucoup plus "nuancées" et calculées avec une précision de 16 décimales. Il suffit alors d'appliquer une simple règle de trois (SF 500 x Note de l'artiste) / 1.000 = Cote brute.

Cependant, il convient de fixer une cote minimale en dessous de laquelle la cote d'un artiste ne pourra pas descendre. Ce minimum est de 20 fois inférieure à la cote maximale brute, soit : SF 500 / 20 = SF 25,--, pour les finalistes des deux disciplines de bases que sont la peinture et la sculpture.

Il est tenu compte, dans cette cotation, du prix de revient moyen d'une œuvre : nul ne saurait contester le fait que la création d'une huile sur toile revienne plus cher à réaliser qu'un simple dessin (ceci au niveau des fournitures). De ce fait, au taux de base de SF 500,-- nous retranchons 20% pour l'aquarelle et la composition volumétrique et 40% pour le dessin et le pastel (les fournitures étant nettement moins chères et la réalisation plus rapide dans la majorité des cas, mais ce système garde néanmoins une grande souplesse d'application, comme nous le verrons en traitant de l'aspect pratique de la cotation.)

Ces taux de bases, propres à la finale subissent, au niveau des sélections, un abattement de 20%, mais le principe reste le même dans son application. Donc, la cote brute de chaque artiste, basée exclusivement sur la qualité du travail de l'artiste appréciée par des milliers de personnes composant l'ensemble des jurés du PRIX DE FRANCE ne présente aucune difficulté pour son établissement : Ainsi est solutionner le problème le plus important et surtout, le plus contesté de l'ensemble des cotations que l'on rencontre dans le monde artistique.

C'est la seule cotation au monde ou chacun participe activement et directement à son établissement, ceci, au niveau international : Artistes professionnels, Organisateurs de Salon, Experts, Professeurs d'Histoire de l'Art ou d'Art Plastique, Journalistes spécialisés, Critiques d'Art, Conservateurs de Musée, Responsables de Galerie d'Art, Inspecteurs d'Assurances spécialisés en œuvres d'art, etc. Telle est la formule idéale pour mettre tout le monde d'accord (en principe... car ce n'est pas toujours le cas) que nous avons mis en pratique par le concours du PRIX DE FRANCE.

La cote brute ainsi déterminée, servira de base à l'ensemble des opérations suivantes, selon les mêmes taux et les mêmes principes pour toutes les disciplines et pour tous les niveaux de création, qu'il s'agisse d'artistes finalistes ou non... ce qui rend les calculs beaucoup plus simples tout en préservant le principe de justice et d'égalité absolue.


  Les plus-values de titre

Généralement, dans la grande majorité des concours, seuls les trois premiers sont considérés, quand il ne s'agit pas que du seul premier ! Un tel principe ne nous satisfait pas... même s'il est très facile à appliquer.

Pour respecter notre principe d'égalité, nous devons appliquer les mêmes critères à tous les artistes cotés par nos instances, y compris pour ceux qui finissent aux dernières places ! De plus, nous ne pouvons prendre en considération que des concours garantissant un maximum d'objectivité tout en permettant un contrôle permanent de l'ensemble des opérations par les participants eux-mêmes : la pratique prouve que ce sont les meilleurs contrôleurs... ne sont-ils pas directement concernés ? 

Le PRIX DE FRANCE est donc parfaitement adapté à ce type de considération : tous les candidats cotés seront obligatoirement des participants ou d'anciens candidats, ce qui les place tous à égalité quant à la difficulté des épreuves et le mode de notation permet des comparaisons objectives. Il existe néanmoins un autre concours d'art graphique que nous prenons en considération (en complément seulement) en raison de son "impact honorifique", mais avec une importance réduite : Les Championnats du Monde de Maîtrise d'Art Pictural. Ce concours répond également aux mêmes critères d'objectivité que le PRIX DE FRANCE, même si ses modes de notation sont différents (beaucoup plus complexes car, en plus de la qualité du travail réalisé par les candidats dans chacun des 13 modes d'expression exigés, il est tenu compte du temps qui aura été nécessaire à chacun pour la réalisation des œuvres, en public, pendant les deux journées d'épreuves, et du respect des impératifs techniques). 

Pour la cotation O.I.A.C., nous prenons en compte le classement des 20 premiers de la finale de ces championnats du monde de maîtrise d'art pictural si, en plus, ils ont participé au PRIX DE RANCE (qui reste le concours de base incontournable de la cotation O.I.A.C.), nous leurs attribuons des plus-values de titre, selon leur classement, comme suit :











Pour les plus-values attribuées selon les classements au PRIX DE FRANCE, le système est un peu plus complexe car il existe deux systèmes d'attribution : l'un propre aux 20 premiers de chaque sélection et le second concerne les 40 premiers des 6 disciplines cotées de la finale (avec des taux supérieurs), mais les plus-values des sélections et de la finale ne se cumulent pas. Selon que l'artiste est coté sur la base des sélections ou de la finale, ce sera l'un ou l'autre des systèmes qui sera appliqué, la cote retenue étant toujours la plus favorable à l'artiste.

Plus-values pour le classement des sélections :












Plus-values pour le classement de la finale internationale :


















Nous ne tenons pas compte des diplômes scolaires ni des titres professionnels éventuels de l'artiste pour les plus-values de titre : un étalonnage sérieux est impossible au niveau international et de plus, ce n'est pas l'artiste qui est pris en considération pour établir la cotation mais la qualité de son travail.


Les plus-values de notoriété

Pour les artistes qui forment des disciples à titre strictement privé, en dehors de tout système éducatif traditionnel, cette plus-value, cumulable avec les autres, se calcule en  fonction du nombre de disciples formés dans l'année précédant l'établissement de la cotation, de la manière suivante :













Toujours dans la catégorie des plus-values de notoriété, nous prenons en considération les expositions personnelles de l'artiste (non les expositions de groupe auxquelles l'artiste aurait pu participer), selon qu'elles se sont déroulées dans son pays ou à l'étranger. Ces deux plus-values se cumulent entre elles mais leur total ne peut pas excéder 30%.

Plus-values pour les expositions personnelles sur son territoire national :















Plus-values pour les expositions personnelles en territoire étranger :














Résumé

En résumé, la "cote brute" est l'élément principal de la cotation à laquelle peuvent s'ajouter :
   - Une plus-value de titre (maximum 30% sur la base des résultats du PRIX DE FRANCE et 20% sur ceux des Championnats du monde de maîtrise d'art pictural)
   - Une plus-value de notoriété (maximum 30% de la cote brute sur la base du nombre et lieu d'exposition et 10% sur la base du nombre de disciples de l'artiste concerné).

Toutes les informations concernant ces paramètres sont portées à la connaissance par les artistes eux-mêmes sur leur fiche d'inscription. Bien entendu, nous effectuons des contrôles concernant l'authenticité de ces renseignements et exigeons de chaque artiste coté, pour pouvoir appliquer sa cotation, de signer la charte d'honnêteté sur laquelle l'artiste atteste, entre autre, avoir fourni des indications authentiques pour l'établissement de sa cotation.

Cette charte est un élément important, sur le plan juridique, elle constitue en effet un élément complémentaire aux certificats d'authenticité que les artistes doivent établir à leur clientèle lors de chaque vente. Ceci nous amène à considérer la mise en pratique de la cotation.
Zone de Texte: Site d’informations sur peinture par Pierre Brayard

Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

Zone de Texte: Techniques de la cotation O.I.A.C.
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